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19/02/2007 |
Source : AOD |
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Dassault Systèmes
expose les éléments de son succès Dassault Systèmes vient de publier ses résultats pour l'année 2006. Son CA s'élève à 1,18 Md d'euros, en croissance de 25% (27% à taux de change constant) par rapport à 2005. Hors Abaqus et MatrixOne, la croissance du CA s'élève à 12% à périmètre constant, contre 17% en 2005. Cette croissance de 12% organique est essentiellement le fruit d'une excellente année pour Catia (+12%) et de la croissance constante de SolidWorks (+22%). La marge d'exploitation s'élève à 26,9% du CA et le résultat d'exploitation est en hausse de 17% pour atteindre 316,2 MEuros. Le résultat net par action a progressé de 15% en 2006, et d'une moyenne de 16% par an depuis l'entrée en bourse de la société en 1996. Selon le cabinet américain Daratech, DS représenterait 25% de part du marché mondial du PLM dans l'industrie [lire]. Lors de la conférence de presse, Bernard Charles, directeur général de DS, a déclaré : "La performance financière de Dassault Systèmes en 2006 provient d'une bonne dynamique sur l'ensemble de nos marques." La plus forte croissance revient au CA PLM (au sens gestion, c'est-à-dire hors outils de CAO/IAO/FAO) autour de la marque Enovia, avec une hausse de 64% du CA par rapport à 2005. Cette forte hausse est directement liée au rachat de MatrixOne en mai 2006 [lire], qui est venu s'ajouté aux marques Enovia VPLM et Smarteam. En effet, en 2006, Enovia a réalisé un CA de 199,7 MEuros contre 121,9 MEuros en 2005, soit une hausse de 77,8 MEuros. Or, MatrixOne aurait généré 70 MEuros de revenus. Donc la croissance organique du CA PDM (hors MatrixOne) a atteint moins de 4%. Notons cependant qu'avec 70 MEuros, la croissance des revenus de la marque MatrixOne est estimée à 20% depuis son rachat par DS. Autre constat : avec ses trois marques, Enovia ne représente que 17% du CA de DS en 2006, ce qui laisse entrevoir une forte marge de croissance possible pour DS sur ce segment du marché du PLM, surtout que DS a déclaré en 2006 vouloir doubler son CA en 5 ans pour atteindre un CA de 1,9 milliard d'euros en 2010 tout en préservant une marge opérationnelle de 27% et en doublant également les bénéfices. L'intégration des filières numériques à travers les processus, la standardisation des processus départementaux et l'intégration des approvionnements au PLM sont les axes sur lesquels DS mise sa croissance sur ce segment de marché. Bernard Charles a cité l'exemple de Ford qui étendrait son partenariat avec DS de par sa capacité à fournir une chaîne numérique sans rupture. SolidWorks a connu une hausse de 20% (22% à taux constant), un peu moindre qu'en 2005 où la marque avait progressé de 25%, mais SolidWorks continuerait d'avoir la plus forte croissance sur le marché de la CAO mécanique dit de milieu de gamme. SolidWorks représente 19% du CA 2006 de DS. Le CA de Catia, la marque historique de DS, aurait progressé de près de 12% en 2006. Bernard Charles a déclaré : "Catia a eu une très belle année, avec une croissance de presque deux fois les 6% de croissance estimée sur la marché de CFAO." Une progression que DS pense pourvoir maintenir à travers son nouveau modèle de gestion du réseau de vente indirect suite au nouvel accord passé récemment avec IBM [lire]. Concernant la nouvelle marque Simulia sur le segment de marché de la simulation numérique, marque née du rachat d'Abaqus en 2005, Bernard Charles a déclaré que la stratégie d'ouverture de la plate-forme Simulia est bénéfique et estime que la croissance de CA de la marque Simulia est "deux fois plus rapide que l'ensemble du marché de la simulation." Abaqus occuperait le troisième rang des acteurs du marché de simulation numérique qui est très fragmenté, et Bernard Charles considère Simulia comme une offre clé de DS pour les années à venir. Il a également mis l'accent sur le fait que 66% des revenus d'Abaqus ont été réalisés hors des industries automobile et aéronautique, et s'étendent sur des secteurs industriels très variés. L'extension à de nouveaux secteurs d'activités est un fait important signalé par Bernard Charles. En effet, avec les acquisitions d'Abaqus puis de MatrixOne, DS a non seulement étendu son portefeuille de produits à d'autres applications et processus du cycle de vie des produits, mais le groupe a aussi étendu ses marchés cibles de 6 à 11 industries, en adressant désormais des marchés comme les sciences de la vie, l'habillement, les emballages et l'énergie avec, par exemple, des clients comme Natura (fabricant brésilien de produits de beauté) et Guess (industriel US dans habillement) sur lesquels Bernard Charles à mis l'accent pour montrer que DS n'adresse plus uniquement l'industrie manufacturière. Il a également évoqué le marché de la construction, notamment avec l'offre développée par Gerhy technologies autour de Catia, mais on ne sent pas de la part de DS une réelle volonté ou stratégie de vente sur ce marché où pourtant le concept de maquette numérique aurait toute sa place. Enfin, pour affirmer
la capacité des solutions de DS à accompagner les nouveaux
enjeux industriels, Bernard Charles est revenu sur l'inauguration par
Boeing en décembre dernier de la sortie d'usine virtuelle du premier
787 Dreamliner [lire], une
première dans le domaine de la production virtuelle. A propos justement
de Delmia, Bernard Charles a rappelé les partenariats stratégiques
avec Schneider Electric et Omron engagés depuis 2004 et a signalé
un nouvel accord avec Omron par lequel ce dernier intègre Delmia
Automation dans ses solutions de contrôle et de réseaux nouvelle
génération pour l'optimisation et la validation des processus
de fabrication dans le cadre d'un environnement 3D. Après un rapide inventaire des évolutions techniques de l'offre de DS dont la principale "révolution" est, à mon sens, Enovia 3D Live qui marque une avancée majeure dans la stratégie à la fois PLM et "3D pour tous" de DS, Bernard Charles a exposé les objectifs pour 2007. Tout d'abord, DS veut proposer un nouveau modèle du logiciel embarqué en permettant la simulation du comportement des composants. Catia System devrait bientôt voir le jour. Cette stratégie est à l'initiative du rachat de la société suédoise Dynasim [lire] en vue d'intégrer à Catia un standard de modélisation de systèmes embarqués développé par l'lindustrie. L'intégration entre les données de calculs et la maquette numérique, sujet sur lequel DS travaille en étroite collaboration avec des clients comme Safran, devrait également aboutir à une offre commerciale en 2007. Sur le rachat en cours d'UGS par Siemens, Bernard Charles a déclaré que c'est une bonne nouvelle, estimant qu'il faut un concurrent solide. Il n'aura toutefois pas manqué de faire remarqué qu'UGS a pris du retard en développement autour de la CFAO et considère de ce point de vue que sa société serait aujourd'hui la seule à fournir une offre de conception, de validation et de production virtuelle sans rupture. Concernant les fabricants d'automobiles, Bernard Charles a dit qu'aujourd'hui seuls GM et Nissan sont clients de NX pour la conception de leurs voitures, mais que ces deux industriels sont déjà clients de DS pour l'usine numérique avec Delmia et la simulation numérique avec Simulia. N'oublions pas toutefois la forte présence de PTC dans les départements moteurs des fabricants de voitures, même si DS a fait remarquer l'adoption de Catia V5 pour le développement des moteurs chez DaimlerChrysler. Bernard Charles a souvent parlé de chaîne numérique. A ce propos, Bernard Charles a parlé de l'implication de DS dans STEP, son adoption du standard Modelica pour la modélisation de systèmes embarqués, ses développements autour du format de lecture SOA en collaboration avec IBM et Microsoft, et bien sur son engagement autour du format XML avec son programme XML 3D. DS est également impliqué dans le projet SEINE, dans le cadre du programme TIC-PME 2010 lancé l'an dernier par le MINEFI. Ce projet vise à définir un standard PLM pour faciliter la collaboration entre les PME-PMI et les donneurs d'ordres. Sur le récent accord avec IBM [lire] qui consiste pour DS à reprendre en directe la gestion du réseau de vente, sujet sur lequel il ne nous semble pas nécessaire de nous étendre, nous retiendrons que cela coûtera 0,5% de la marge actuelle de DS du fait que DS commence à animer dès à présent le réseau dans plusieurs pays alors que la marge reste répartie entre le revendeur, DS et IBM. Par contre, à terme, c'est-à-dire dans trois ans, il y aura un intermédiaire de moins (IBM) et la marge ne sera plus répartie qu'entre DS et le revendeur, ce qui va permettre aux deux parties d'être mieux rémunérées selon les dires de Bernard Charles, DS n'ayant pas l'intention de baisser ses prix au profit du client. Bernard Charles a d'ailleurs déclaré que le nombre de nouvelles licences Catia vendues est en progression sans baisse du prix de vente. |
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Source : Conférence de presse du 14/02/2007 Communiqué de Dassault Systèmes du 14/02/2007 Dassault Systèmes : www.3ds.com |
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